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Par : Fleury LJ
Publié : 19 septembre 2012

Les troès cieutches, les trois cloches

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Voir aussi Les trois cloches

Edith Piaf et les compagnons de la chanson chantent les trois cloches

Les Trois Cloches est une chanson écrite par Jean Villard (dit Gilles) en 1939.

Village au fond de la vallée,

comme égaré, presqu’ignoré.

Voici qu’en la nuit étoilée

un nouveau-né nous est donné.

Jean-François Nicot il se nomme.

Il est joufflu, tendre et rosé.

A l’église, beau petit homme,

demain tu seras baptisé.

*

Une cloche sonne, sonne.

Sa voix, d’écho en écho,

dit au monde qui s’étonne :

« C’est pour Jean-François Nicot.

C’est pour accueillir une âme,

une fleur qui s’ouvre au jour,

à peine, à peine une flamme

encore faible qui réclame

protection, tendresse, amour. »

*

Village au fond de la vallée,

loin des chemins, loin des humains.

Voici qu’après dix-neuf années,

cœur en émoi, le Jean-François

prend pour femme la douce Elise,

blanche comme fleur de pommier.

Devant Dieu, dans la vieille église,

ce jour, ils se sont mariés.

*

Toutes les cloches sonnent, sonnent,

Leurs voix, d’écho en écho,

merveilleusement couronnent

la noce à François Nicot.

« Un seul cœur, une seule âme »,

dit le prêtre, « et, pour toujours,

soyez une pure flamme

qui s’élève et qui proclame

la grandeur de votre amour. »

*

Village au fond de la vallée.

Des jours, des nuits, le temps a fui.

Voici qu’en la nuit étoilée,

un cœur s’endort, François est mort,

car toute chair est comme l’herbe,

elle est comme la fleur des champs.

Epis, fruits mûrs, bouquets et gerbes,

hélas ! vont en se desséchant...

*

Une cloche sonne, sonne,

elle chante dans le vent.

Obsédante et monotone,

elle redit aux vivants :

« Ne tremblez pas, cœurs fidèles,

Dieu vous fera signe un jour.

Vous trouverez sous son aile

avec la vie éternelle

l’éternité de l’amour. »