Par : Fleury LJ
Publié : 3 mars 2014

Eribert Affolter, RFJ, 2 mars 2014

Radio Fréquence Jura RFJ

Rubrique en patois du 2 mars 2014

Auteur : Eribert Affolter

Thème : Assemblée des patoisants Les Taignons

info document -  MP3 - 4.8 Mo

Aimis di patois bondjoué,

Nôs sons bïntôt â bontemps, taint meus. Ç’ât lai séjon prijie des Taignons po se r’trovaie en aissembièe générâ. Èt oh ! Nos nôs sons botè tus ensoinne vardé péssè dains le pioye de lai Mâjon des tchvâs ès Seignedgie.

Pu de cïntçhante meimbres étïnt aittâlè po cheûdre ïn oûedre di djoué pu tôt coyat. Vôs airèz du voûere c’ment cés patoisainnes et ces patoisaints étïnt hèyrous. An airè dit des afaints que vïnt djûere dains lai coué de l’écôle, â quat d’houre (à la récréation). Po yos r’trovaie des djâsous en patois ç’était le Pairaidis.

Nos ains péssè ïn bon moment sains rébiaie de traivayie ïn po. Doze point étïns botaie tchu lai tâle. Bïn chur è y en é que n’béyiant’p de mâ mains d’âtre demaindant qu’an révise de pus prât. I en é r’teni cïntçhe.

Le raipport de note présideinne

Le raipport des djâseries

Le théâtre

Lai chorale

40e (lai tyairantième) annèes de note Aimicale

Ç’était ïn piaîji d’oyi totes les aictivitès que nôs ains pu faire l’annèe péssè. È y en é t’aivu des écâchèes (des éclats de rire) èt des lounes. Mains aiche bïn des moments pus trichtes. Nôs ains musaie en cés que nôs ains tçhittie, cés que sont malaites, cés que n’aint pu v’ni. Lai vétçhaince d’ènne souchitè ç’ât c’ment lai vétçhaince des hannes, ès y é des hât èt peu des bès. Méchie présideinne.

Nôs nos sons r’botaie en téte les djâseries que nos ains t’aivu lai tchaince d’oyi.

Lai premiere : les sobriquets des v’laidges

Lai doujieme : lai néçhaince de note patois

Lai trojieme : l’Abbéyie de Bellelay. Ès fât ci-dvaint r’méchiaie cés bés djâsous.

Lai chorale èt le théâtre sont les aictivitès que nôs bèyiant le pu de mâ, mains achi le pus de piaîji. Ènne rote de pus de doze dgens s’r’trovant ïn cop lai snainne, èt dâ pu de cïntçhe mois, po aippare ènne pièce que vait vôs faire ès pichie é tiulattes. È l’en fât di traivayie èt des houres po airrivaie en çoli.

Po lai chorale ç’ât ènne rote de pu de vingt dgens que s’botant ensoinne totes les snainnes po vôs faire è pésaie ènne lovrèe que vait vôs aimoénaie é Pairaidis. Aivo ïn diridgeou que ne muse qu’è tchaintaie. C’tu li è saît condure ses tchaintouses èt ses tchaintous vai le vai-bïn (le succès) . Ïn tot gros méchie en tus cés que ne ménaidgeant’p yot poénne ni yos éffoues.

Èt fât dire que tos ces éffoûes sotnant l’aimitie (renforce l’amitié). Èt nôs r’trovant li ces qualitès tchie tos les patoisaints ; lai tarou, l’aimoué des âtres, lai fraternitè, lai bontè.

Èt po fini, ne rébiaites’p de grèynaie dains vote cailendrie lai tyiarantieme féte de note aimicale. An ne le dirè’p, poche qu’èl n’é’p piepe ènne grelaidge (une ride). Ç’ât chur que nôs vlans fétaie çoli, le 30 d’ot é Nairmont.

Vôs voites que note aimicale è bïn de lai vidyoure èt qu’èl n’é’p encoé moûe. Tiaint qu’è y airé c’te rote li nos sons chur de fétaie nôs cïntçhante annèes de bonhèye. Ç’ât tot le mâ qui vôs tchâ.

Dvaint de vôs tçhittiei vôs raipeule dje que les aidjolats montant tchu les lavons dâ le 30 de mars èt duraint doues snainnes, tos les dous djoés.

Èt bïn ç’ât tot po adjed’heû. I vôs tchvâ ïn bon duemoine èt ïn bon peûtou che vôs péssè è tâle.

E. Affolter


RFJ /2 mars 2014

Ami du patois bonjour,

Nous sommes bientôt au printemps, tant mieux. C’est la saison choisie par les Taignons pour se retrouver en assemblée générale. Et oui ! Nous nous sommes retrouvés vendredi passé dans la salle du Manège à Saignelégier.

Plus de cinquante membres étaient attablés pour suivre un ordre du jour plutôt important. Vous auriez dû voir comment ces patoisantes et ces patoisants étaient heureux. On aurait dit des enfants qui jouent dans la cour de l’école, à la récréation. Pour eux, retrouver d’autres personnes parlant patois, c’était le paradis.

Nous avons passé un bon moment sans pour autant oublier de travailler un peu. Douze points étaient mis sur la table. Bien sûr certains d’entre eux ne méritaient pas que l’on s’y penchât trop longuement, mais d’autres demandaient autrement plus d’attention et de vigilance. J’en ai retenu cinq.

Le rapport de la présidente.

Le rapport des causeries.

Le théâtre.

La chorale.

Le 40 ème anniversaire de notre Amicale

C’était un plaisir d’entendre toutes les activités que nous avons pu faire l’année passée. Il y a eu des éclats de rire et des histoires. Aussi quelques moments tristes. Nous avons pensé à ceux qui nous ont quittés, ceux qui sont malade, ceux qui n’ont pas pu venir. La vie d’une société c’est comme la vie des hommes, il y a des hauts et des bas. Merci présidente.

Nous nous sommes remémorés les causeries que nous avions eu la chance d’entendre.

La première ; les sobriquets des villages

La deuxième ; la naissance du patois

La troisième ; Le tricentenaire de l’Abbatiale de Bellelay.

Un grand merci à tous ces conférenciers

La chorale et le théâtre sont les activités qui nous donnent le plus de travail, mais aussi le plus de plaisir. Une équipe de plus de douze personnes se retrouve une fois par semaine, et ceci depuis plus de cinq mois, pour apprendre une pièce qui va vous faire pisser au culotte. Il en faut du travail pour arriver à cela.

En ce qui concerna la chorale un groupe de plus de vingt personnes se réunit toutes les semaines pour vous faire passer une soirée qui va vous emmener au Paradis. Avec un directeur qui ne pense qu’à chanter. Il sait conduire ces chanteuses et ces chanteurs vers le succès. Un tout grand merci à tous ceux qui ne ménagent ni leur peine ni leur effort.

Il faut dire que tous ces efforts renforcent l’amitié. Et nous retrouvons ces qualités chez tous les patoisants : la tendresse, l’amour des autres, la fraternité, la bonté.

Et pour finir, n’oubliez pas d’inscrire dans votre agenda le quarantième anniversaire de notre amicale. On ne le dirait pas, car elle n’a pas une ride. C’est certain qu’il faudra fêter cela le 30 août au Noirmont.

Vous voyez que notre amicale à encore beaucoup de vitalité et qu’elle n’est pas encore morte. Tant qu’il y aura cette équipe là nous sommes sûr de fêter nos cinquante années de bonheur. C’est toute le mal que je vous souhaite.

Et bien c’est tout pour aujourd’hui. Je vous souhaite un bon dimanche et un bon appétit si vous passez à table.

E. Affolter