Par : Fleury LJ
Publié : 3 mai 2009

Pourquoi s’intéresser au patois jurassien ?

Une langue riche, directement issue de la langue d’oïl est en train de disparaître.
Elle fait partie des richesses de notre patrimoine jurassien.

Elle est bien documentée par des textes et des glossaires, mais l’accent savoureux des patoisants disparaît en même temps que nos anciens.

Il est pourtant possible aujourd’hui d’en garder une trace sonore, voire visuelle.

L’heure est grave ...

Pourquoi s’intéresser au patois ?

Issu directement de la langue d’oïl, témoin d’une vie rurale séculaire, support de communication de notre pays, le patois jurassien représente une culture, un trésor.

Il est aujourd’hui en voie de disparition en tant que langue vernaculaire, on ne travaille pratiquement plus en parlant patois. Cette langue savoureuse devient objet d’étude et par ailleurs elle touche encore fortement le public à travers les émotions du théâtre et de la chanson.

Pour l’école, donner une place au patois répond d’abord aux principes de la Constitution jurassienne.

C’est aussi un devoir de mettre en valeur les témoins du passé et de donner aux élèves la possibilité de comprendre d’où ils viennent, quelles sont les racines de leur pays.

Au-delà, les activités proposées par le projet Djâsans constituent un espace de liberté, une respiration et une chance de rencontrer d’autres cultures en comprenant mieux quelle était celle de nos aïeux.

Dans les avantages collatéraux, le patois jurassien est beaucoup plus riche en sons que le français. C’est donc un instrument d’ouverture de l’oreille qui permettra peut-être à certains de mieux capter d’autres langues.

Précision importante :

Il n’est nullement question d’entreprendre un apprentissage du patois pour les élèves en général. Ceux qui le souhaitent peuvent le faire dans les cours facultatifs.

En revanche, le projet Djâsans concerne tous les élèves et est destiné, comme le coffret patois1 déjà réalisé, à mettre les élèves en contact avec une culture, avec les racines de leur pays.