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Par : Fleury LJ
Publié : 20 décembre 2013

Bernard Chapuis, Etymologie, recueil 2013 n°1

Bernard Chapuis progresse dans ses recherches étymologiques. Il livre ici la compilation de l’ensemble de ses travaux.

Recueil n°1, décembre 2013

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Introduction

Notre patois jurassien fait partie des langues d’oïl, comme le berrichon, le bourbonnais, le bourguignon-morvandiau, le champenois, le franc-comtois, le lorrain, le mayennais, le normand, le picard, le poitevin-saintongeais et le wallon. Il s’agit de langues romanes qui se sont développées dans la partie nord de la France, dans la Belgique romane et dans les îles Anglo-Normandes.

Sur un substrat celtique se sont greffés des apports latins, germaniques et, plus tardivement, français.

Le patois est avant tout un mode de communication orale. Sa transcription a toujours posé un problème. Certains textes écrits, surtout dans le passé, présentent des incohérences. Plus récemment, des auteurs comme Jean-Marie-Moine et, avant lui, Simon Vatré, ont opté pour la logique et la rigueur. On retrouve le même souci dans le coffret Patois Langue et culture (2002). Le patois écrit phonétiquement est incompréhensible pour le lecteur qui n’a plus aucun point de repère.

Nombre de mots étudiés dans ce recueil sont tirés du glossaire de Simon Vatré dans la version inversée due à Gilles Galeuchet. Les mots trop proches du français ne présentent aucun intérêt et ne sont pas retenus. Exemple : le tchait ne se distingue du chat que par la prononciation.

Très souvent, l’étymologie ne peut être établie avec certitude et nous en sommes réduits à formuler des hypothèses.

L’étymologie est une science qui cherche à établir l’origine des mots. Les ouvrages des chercheurs sont souvent d’un accès difficile. Ce modeste essai, destiné au grand public, se veut simple et attrayant, d’où les citations et les anecdotes .

Bernard Chapuis


Avertissement

La référence à une langue à propos de tel mot patois ne signifie pas que le mot en question est directement issu de cette langue. L’étymologie est autrement plus complexe. L’origine des mots, leur évolution, le rapport de filiation, tel est l’objet de cette science semée d’embûches. Notre modeste recherche n’a d’autre ambition que d’établir des similitudes. A titre d’exemple, èrbâ, écrit parfois hèrbâ, ne découle pas de Herbst. Le rapprochement des deux mots met simplement en évidence leur parenté.