Publié : 15 novembre

Sagesse

Saidgeince

Bernard Chapuis

Publié dans le Quotidien Jurassien le 15 novembre 2019

Saidgeince

Lai tiere ât mon v’laidge.

Nôs sons tus eurliès les uns és âtres, nôs cheuyans les meinmes lois.

S’ te bote di s’raye dains lai djouénèe des âtres, t’en bote âchi dains lai tïnne.

Ç’ât ïn daivoi de r’bèyie és âtres ataint qu’ès nôs aint bèyie.

Le dgén’rou voit ïn voirre d’âve èt raivoéte atoé d’ lu se tyétyun é soi.

Ïn airbre que crât dains ènne bâme ne poétche pe de fruts.

Po coégnâtre ton tchemïn, rèvoéte le cie, réchpire, et fais le premie pas.
Ç’n’ât p’ poéche que les tchoses ne sont p’ aijies que nôs n’ôjans p’ les faire. Ç’ât poéchque nôs n’ôjans p’ les faire qu’èlles ne sont p’ aijies.
Le monde ât ïn grant yivre. Cés que d’moérant en piaice ne yéjant qu’ lai premier paidge.

Voiyaidgie po détieuvri, ç’ n’ât p’ tçheri de novés paiy’saidges, mains ç’ât avoi de novés l’euyes.

Ne r’bote pe â pus taid le môment d’étre hèy’rou.


Ecouter la chronique lue par Bernard Chapuis

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Sagesse

La terre est mon village.

Nous sommes tous reliés les uns aux autres, nous suivons les mêmes lois.

Si tu mets du soleil dans la journée des autres, tu en mets aussi dans la tienne.

C’est un devoir de rendre aux autres autant qu’ils nous ont donné.

Le généreux voit un verre d’eau et regarde autour de lui si quelqu’un a soif.

Un arbre qui pousse dans une caverne ne porte pas de fruits.

Pour connaître ton chemin, regarde le ciel, respire, et fais le premier pas.
Ce n’est pas parce que les choses ne sont pas faciles que nous n’osons pas les faire. C’est parce que nous n’osons pas les faire qu’elles ne sont pas faciles.

Le monde est un grand livre. Ceux qui restent en place n’en lisent que la première page.

Le voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. 

Ne remets pas à plus tard le moment d’être heureux.