Par : Fleury LJ
Publié : 21 mars 2011

Eric Affolter, RFJ, 20 mars 2011

Radio Fréquence Jura RFJ

Rubrique en patois du 20 mars 2011

Auteur : Eribert Affolter

Thème : le théâtre des Taignons d’avril 2011

E. Affolter RFJ 110320 -  MP3 - 4.4 Mo
E. Affolter RFJ 110320

RFJ /20 d’mârs 2011

Aimis di patois bondjoué,

L’heûvie ât bïntôt en drie. Oh ! I veus djâsaie li de lai séjon, nian’p di temps. Nôs v’lans encoé, po chur, voûere de lai noidge èt sentre les bijes de mârs. Mains è n’en tchât ç’ât aidé çoli pris.

Lai fïn de l’heûvie, ç’ât aiche bïn lai fïn de l’aictivitè de l’Aimicale des patoisaints « Le Taignon ». Ès s’sont bïn démoinnaie èt aint t’aivu ènne séjon bïn tchairdgie. Tos les dgens s’sont béyie brâment de poènne. Ci mois de mârs nôs aippoitche les moments les pu foûs (les plus forts). C’ât l’aissembièe èt les Taignons ch’les lavons.

Nôs aint t’aivu, tot à long de c’t’heuvie, des djâseries, lai Sïnt Nicolas, des raicontotes, des lovrèes èt des vaprèes. Mains, l’aissembièe èt le théâtre, se sont les moments l’aivou les dgens se r’sarrant les coudes.

L’aissembièe, nôs l’aint vétçhue le vardé péssèe, dains le poiye de l’Hôtâ des tchvâs, ès Seignedgie. Pu de quainrainte dgens étïnt raissembiè. Èl airèz fayu voûere c’ment ès étïnt hèyrous. Des afaints en soûetchie d’écôle (en promenade d’école). Ran que po çoli, è fât voidgeaie note Aimicale. Nôs ains de lai tchaince d’aivoi ènne présideinne que sait moènaie c’te rote. È fât lai voidgeaie c’te Jose.

È y aivait achi des dgens "VIP" c’ment è diant mitnaint, que nôs aint fait le piaîji de v’ni d’aivo nôs. Des chires, des grosses dgens que fïnt de lai politique èt que se bèyant brâment de poène po que note care de tiere é bïn di djet. I veus pailait çi des chires Jobin, présideint de lai fédération des patoisaints jurassiens, èt de ci chire Berberat, que sérèz note présideint po lai féte caintonale que nôs v’lan aippoiti l’annèe que vïnt. Ènne tote grosse aiffaire. Nôs airins fâte de totes les foûeches.

Lai doujieme grosse féte ç’ât les Taignons ch’les lavons. Voili bïntôt cïntçhe mois qu’ènne rote de bons vétchiants se r’trovant po vôs faire piaîji. Vôs allaie voûere ènne piece que vait r’contaie lai vétçhaince d’ènne rote de paiyisains que n’sait’p c’ment faire po que yote tiere ne meureuche peus. Ces fignolous de lai velle v’lant en faire ïn golf. D’aivo ïn tiure gros c’ment yote hôtâ, ès v’lant épreuvaie de savait ci care de tiere. Se n’sont’p encoé ces peuries de lai velle que v’lant v’ni commaindaie tchie yo. È n’vôs fât’p, po ran â monde, mainquaie c’te lovrèe. Ci Raphaël é saiyu botaie de lai vétçhaince èt ènne boénne empoigne de sâ (poignée de sel) po vôs faire r’vivre ènne hichtoire pienne de tarou (tendresse).

Vôs allaie achi poiyaie oyi nôs tchaintouses èt nos tchaintous que sont bïn diridgie, d’aivo bïn di tieusïns, pai note Mairie Josée èt pai note pianiste Yolande.

Èt chutôt, è n’fât’p rébiyaie les afaints de note Agnès "Des Cramias". Ènne gralaie de baichenattes èt de boûebâts, que vïnt vôs motraie c’ment çoli s’pèse tiaint vôs è fait des ètlieulons.

D’vaint vôs tçhittie è fât qu’i vôs dieuche d’aillaie voûereles aidjolats ch’les lavons. Vôs allètes taint riolaie que parèz d’aivô vôs des tiulattes de r’tchainge.

Èt bïn ç’ât tot po adjed’heû. I vôs tchvâ ïn bon duemoine èt ïn bon peûtou che vôs péssè è tâle.

E. Affolter


20 mars 2011

Amis du patois bonjour,

L’hiver est bientôt passé. Oh ! Je parle ici de la saison, non pas du temps. Nous allons encore, pour sûr, voir de la neige et sentir les bises de mars. Mais peu importe c’est toujours autant de pris.

La fin de l’hiver, c’est aussi la fin de l’activité de l’Amicale des patoisants « Le Taignon ». Ils se sont beaucoup donné et ont eu une saison bien chargée. Tous les membres se sont donné beaucoup de peine. Le mois de mars nous apporte les moments les plus forts. C’est l’assemblée et le théâtre.

Nous avons eu, tout au long de l’hiver, des causeries, Le Saint Nicolas, des récits, des soirées et des après-midis. Mais l’assemblée et le théâtre, ce sont les moments où les membres se serrent les coudes.

L’assemblée, nous l’avons vécu vendredi passé, dans les locaux du Manège, à Saignelégier. Plus de quarante personnes étaient présentes. Il aurait fallu voir comme ils étaient heureux. Des enfants en course d’école. Rien que pour cela, il faut garder notre Amicale. Nous avons de la chance d’avoir une présidente qui sait mener cette équipe. Il faut la garder, cette Jose.

Il y avait aussi des invités VIP, comme ils disent maintenant, qui nous ont fait l’honneur d’être présent. Des Messieurs de « la haute » qui font de la politique et qui se donnent beaucoup de peine pour que ce coin de pays se porte bien. Je parle ici des Messieurs Jobin, président de la Fédération des patoisants du Jura, et de Berberat, qui sera notre président de la fête cantonale que nous organiserons l’année prochaine. Une grande fête. Nous aurons besoin de toutes les forces.

La deuxième grande fête, c’est le théâtre des Taignons. Voilà bientôt cinq mois qu’une équipe de bons vivants se retrouvent pour vous faire plaisir. Vous verrez une pièce qui raconte la vie d’une famille de paysans qui ne sait comment faire pour que leur terre ne meure pas. Ces "pignoufs" de la ville veulent en faire un golf. Avec un cœur grand comme leur maison, ils veulent essayer de sauver ce coin de pays. Ce ne sont pas encore ces pourris de la ville qui veulent commander chez eux. Il ne faut pas, pour rien au monde, manquer cette soirée. Raphaël a su mettre de la vie et une bonne poignée de sel pour vous faire revivre une histoire pleine de tendresse.

Vous allez aussi entendre nos chanteuses et nos chanteurs, sous la direction experte de Marie-Josée, et de notre pianiste Yolande. Et surtout, il ne faut pas oublier les enfants d’Agnès "Des Cramias". Une ribambelle de fillettes et de garçons qui vont vous montrer comment cela se passe, quand vous avez fait des bêtises.

Avant de vous quitter il faut que je vous dise d’aller voir le théâtre des Aidjolats. Vous allez tant rire que vous prendrez avec vous des culottes de rechange.

Et bien c’est tout pour aujourd’hui. Je vous souhaite un bon dimanche et un bon appétit si vous passez à table.

E. Affolter