Publié : 9 septembre 2016

Quelques devinettes

Dous trâs dvijattes

Bernard Chapuis

Paru dans le Quotidien Jurassien du 9 septembre 2016

Dous trâs dvijattes

I fais di bïn poi laividjâse. (Le chcrèt)

I aî bé aivoi quaitre pies, i n’ peus tot d’ pai moi p’ me dépiaicie.

I poétche le r’cegnon chus mon dos, mains i n’ serôs djemais l’ maindgie. (Lai tâle)

I monte pieinne, i déchends veude. S’ i n’ me dépâtche pe, lai sope s’ébrûe. (Lai tçheyie)

I seus pôli, i seus tot piain. $

Sains voix i réponds en çtu que m’ conchulte.

I ne l’aimiâle ne l’inchulte. (Le mirou)

I seus muat, ç’ât mai naiture.

Poétchaint, i n’ râte pe de djâsaie.

I vôs bèye djoûe èt tchaigrin.

I vais laivou qu’an m’envie.

I seus des côps se mijérâbye

qu’an m’ fot en moétchés dains l’ foénat. (Lai lattre)

Poquoi le tchïn entre â môtie ? (Poéche qu’ les poûetches sont oeuvies.)

Qu’ât-ce que s’yeve tiaind que t’ le sies, que s’abaiche tiaind qu’ t’ n’en és pus fâte, que s’égotte après usaidge ? (Un pairaipieudge)

C’ment qu’an aippele in afnat qu’ât tchoé â monde sains çhiôtrat ? ( Ènne baîchatte)

Qu’ât-ce que vait de vlaidge en vlaidge sains boudgi ? (Lai vie)

Notes

tiaind que t’ le sise, quand tu t’en sers

Lai vie, la route, et non pas la vie qui se dit lai vétçhaince

Le çhiôtrat, le sifflet, mais aussi le pénis


Ecouter la chronique lue par Bernard Chapuis

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Quelques devinettes

Je fais du bien par téléphone. (Le secret).

J’ai beau avoir quatre pieds, je ne peux me déplacer seule. Je porte le repas sur mon dos, mais ne pourrai jamais le manger. (La table).

Je monte pleine, je descends vide. Si je ne me dépêche pas, la soupe refroidit. (La cuiller).

Je suis poli, je suis tout plat. Sans voix, je réponds à qui me consulte. Je ne le flatte ni ne l’insulte. (Le miroir).

Je suis muet, c’est ma nature. Pourtant je ne cesse de parler. Je vous donne joie et chagrin. Je vais là où on m’envoie. Je suis parfois si misérable qu’on me jette au feu en lambeaux. (La lettre).

Pourquoi le chien entre-t-il à l’église ? (Parce que les portes sont ouvertes).

Qu’est-ce qui s’élève quand tu t’en sers, qui s’abaisse quand tu n’en as plus besoin et dégouline après usage ? (Le parapluie)

Comment appelle-t-on un enfant né sans « sifflet » ? (Une fille).

Qu’est-ce qui va de village en village sans bouger ? (La route)


La chronique patoise du QJ en direct :

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