Par : Fleury LJ
Publié : 4 octobre 2013

Quand nous allions au bois

Tiaind nôs allïns à bôs

Bernard Chapuis

Paru dans LQJ du 4 octobre 2013

Not’ pére était de ces qu’aivïnt lai tchaince d’aivoi ènne cope tos les herbâs. (..)

È faillait aipparayie les utils, remolaie les haitchattes, les charpes, les pieumous, limaie les raisses, botaie ïn neu maintche à mèrlïn, rempiaicie les bôs des tieugnats, tirie feu les virbôs, enfïn botaie en ouedre tot ce qu’è faillait po se poyait émeudre.

È y aivait tot piein de bôs bïn sat po refaire di neu. Po les maintches, an preniait di frêne ou bïn de l’âlue, po les tieugnats c’était de lai noire épeinne. (Copie conforme).

Raymond Erard (1918-1997) évoque l’époque heureuse de son enfance, marquée par le labeur et la frugalité.

L’extrait ci-dessus est riche en vocabulaire spécifique au travail du bûcheron.

Relevons notamment charpe , serpe ; pieumou , éplucheur ; virbôs , outil pour tourner un tronc ; mèrlïn , merlin, sorte de hache ; tieugnat , ébuard, coin qui sert à fendre les bûches.


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