Publié : 30 juillet 2018

En pélérinage aux Ermites

En vyaidge aux Ermites

Louis-J. Fleury

En vyaidge aux Ermites

Lai fanne d’ ci Paulo vai meu, èlle ât voiri. Ci Paulo veut bôtaie ïn cîerdge és Ermites en remèchîement.
De Yovlie, le voili ai Baîle. Ènne houre d’arrêt. Juste le temps d’allaie en lai Rennbruque aichtaie ïn tchaipé.
Ma son sait ât bïn poijant ! I veus l’botaie en lai consigne qu’è s’ dit.
L’ voili d’vaint l’ dyichèt.
L’tchairboéyou yi dit :
—  Was weit ir ?
—  que… que…
—  Was wollen sie ?
—  Je… je… o èt pi miedge, cormatchu !
—  Ah bon, èh bïn er’vire te !
L’tchairboéyou v’nait d’Tieûve !

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En pélérinage aux Ermites

La femme de Paulo va mieux, elle est guérie. Paulo veut mettre un cierge aux Ermites, en remerciement.
De Glovelier, le voici à Bâle. Une heure d’arrêt. Juste le temps d’aller à la Rheinbrücke pour acheter un chapeau.
Mais son sac est bien pesant. Je vais le mettre à la consigne se dit-il.
Le voilà devant le guichet. L’employé lui dit :
—  Was weit ir ?
—  que… que…
—  Was wollen sie ?
—  Je… je… oh, et puis zut ! Corne-moi au postérieur !
—  Ah bon ? Eh bien retourne-toi !
L’employé venait de Coeuve !