Par : Fleury LJ
Publié : 2 novembre 2014

Pierre Péquignat

Piera Péquignat

Bernard Chapuis

Paru dans LQJ du 31 octobre 2014

Piera Péquignat

Exécuté le 31 octobre 1740, Pierre Péquignat, le chef mythique des paysans ajoulots révoltés, entra aussitôt dans la légende. En 1833, Jules Thurmann lui consacra une chanson sur une musique d’ Auguste-Ferdinand Feusier l’aîné.

La version patoise, dont on ne chante guère que le premier couplet et le refrain, nous la devons au frère du compositeur, Ferdinand Feusier le jeune.

Comparons les deux versions :

Nos tchaimps pai vos tch’vâs sont tripès ;

Vos pouesaiyais les vaint bâchai.

È fât que tot çoli râteuche,

C’ment vos qu’lo paiyisain boiyeuche.

Prince, nos champs sont dévastés

Et vos garde-bois détestés.

Humbles sujets de votre altesse,

Nous vous prions que cela cesse.

Alors que les 13 couplets de Thurman relatent plus ou moins l’événement et son dénouement tragique, les strophes de Feusier, plus fantaisistes, mettent en déroute les soldats venus à Courgenay pour arrêter le meneur. Conclusion :

Voili c’ment qu’è nos fât faire tus :

Fotre ès tyrans lai pâle â tiu.


Ecouter la chronique lue par Bernard Chapuis

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Pierre Péquignat

Exécuté le 31 octobre 1740, Pierre Péquignat, le chef mythique des paysans ajoulots révoltés, entra aussitôt dans la légende. En, 1833, Jules Thurmann lui consacra une chanson sur une musique d’Auguste-Ferdinand Feusier l’aîné.

La version patoise, dont on ne chante guère que le premier couplet et le refrain, nous la devons au frère du compositeur, Ferdinand Feusier le jeune.

Comparons les deux versions :

Fusier

Nos tchaimps pai vos tch’vâs sont tripès ;

Vos pouesaiyais les vaint bâchai.

È fât que tot çoli râteuche,

C’ment vos qu’lo paiyisain boiyeuche.

Nos champs par vos chevaux sont piétinés ;

Vos sangliers les retournent avec leur groin.

Il faut que tout cela cesse,

Que le paysan boive comme vous.

Thurmann

Prince, nos champs sont dévastés

Et vos garde-bois détestés.

Humbles sujets de votre altesse,

Nous vous prions que cela cesse.

Alors que les 13 couplets de Thurman relatent plus ou moins l’événement et son dénouement tragique, les strophes de Feusier, plus fantaisistes, mettent en déroute les soldats venus à Courgenay pour arrêter le meneur.

Voili c’ment qu’è nos fât faire tus :

Fotre ès tyrans lai pâle â tiu.

Voilà comment nous tous nous devons faire,

Chasser les tyrans (leur foutre la pelle au cul).


La chronique patoise du QJ en direct :

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