Publié : 28 mai

Sagesse

Saidgeince

Publié dans le Quotidien Jurassien le 28 mai 2021

Saidgeince

Ènne heutte laivou qu’an rit vât meus qu’ïn tchété laivou qu’an pûere.
Lai rantyune, ç’ât l’huvie di tyûere.
Le vïn n’ât djemais âchi bon que tiaind qu’an l’ boit d’aivô des aimis.
Ç’ât dains les véyes sopieres qu’an fait lai moyou sope.
Ïn baijie sains bairbe, ç’ât ènne sope sains sâ.
Ç’ât lai miedge que s’ fot di potat.
Çtu qu’ât aimi de tus n’ât l’aimi de niun.
Le mâ péssè, an s’ fot di sïnt.
È n’ fât qu’ènne raîtchouje bèrbis po empouj’naie tot l’ tropé.
Tiaind qu’ te bois l’âve di pouche, ne rébie pas cés qu’ l’aint creûjie.
Meus vât ïn ûe adj’d’heu qu’ïn bûe lai snainne que vïnt.
Ainme ton véjïn, mains léche tai çhôsure.
An n’ peut p’ mairtchi en révijaint le cie tiaind qu’an ons ènne piere dains son sabat.
Çtu qu’ sait ne djâse pe, çtu que djâse ne sait pe.
Lai lievre compte chus ses tchaimpes, le loup compte chus ses dents.


Ecouter la chronique lue par Bernard Chapuis

info document -  MP3 - 3.4 Mo

Sagesse

Une chaumière où l’on rit vaut mieux qu’un château où l’on pleure.
La rancune, c’est l’hiver du cœur.
Le vin n’est jamais aussi bon que lorsqu’on le boit entre amis.
C’est dans les vieilles soupières qu’on fait la meilleure soupe.
Un baiser sans barbe, c’est une soupe sans sel.
C’est la merde qui se moque du pot de chambre.
Qui est ami de tous n’est ami de personne.
Le mal passé, on se moque du saint.
Il suffit d’une brebis galeuse pour contaminer tout le troupeau.
Quand tu bois l’eau du puits, n’oublie pas ceux qui l’ont creusé.
Mieux vaut un œuf aujourd’hui qu’un bœuf la semaine prochaine.
Aime ton voisin, mais conserve ta clôture.
On ne peut pas marcher en regardant le ciel quand on a une pierre dans son sabot.
Celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas.
Le lièvre compte sur ses jambes, le loup compte sur ses dents.